Baisse du taux du Livret A : la triple escroquerie de l’UMPS


evolution livretADepuis 2007, donc sous les gouvernements Sarkozy puis Hollande, le taux de rémunération du livret A n’a cessé de baissé pour être en 2014 de 1% sur décision du gouvernement PS.

Florian Philippot, vice-Président du Front National dénonçait alors « l’escroquerie du gouvernement » dans un communiqué que nous publions ci-dessous.
« Escroquerie » puisque le gouvernement baissait encore le taux du Livret A alors que le Ministre de l’économie PS avait quelques mois auparavant prétendu qu’il ne le ferait pas.

Communiqué de Presse de Florian Philippot,Vice-président du Front National 12-12-2013
La baisse du taux de rémunération du Livret A décidée par le gouvernement est une nouvelle atteinte grave au pouvoir d’achat des épargnants, et notamment celui des classes populaires et moyennes.
En décrétant un taux de rémunération de seulement 1%, le gouvernement suit très précisément, contrairement à ce qu’il prétend, les recommandations de la Banque de France. Nous rappelons ainsi qu’en janvier dernier, Monsieur Moscovici, alors ministre de l’Économie et des Finances, orchestrait bruyamment son refus de voir le taux du Livret A passé à 1%, pour le maintenir à 1,25% et protéger, expliquait-il, « le pouvoir d’achat des épargnants ».
Le gouvernement applique donc bel et bien les recommandations de la Banque de France, mais de manière différée dans le temps, et montre par là que sa posture, faussement réticente, n’est qu’une escroquerie de plus.
Le Front National demande en conséquence que le taux du livret A soit rehaussé à un niveau d’au moins 2%, et que la méthode de calcul fondée sur l’inflation, utilisée pour définir son taux, soit corrigée et tienne compte des vices de ce paramètre tout à fait déconnecté de la vie quotidienne des Français.

En réalité, et c’est bien là toute la tartufferie* de ces politiciens UMPS, il y a une triple escroquerie dans ce jeu organisé par les gouvernements successifs de Sarkozy et Hollande :

  • bien sûr la première consiste en cet art de mentir et de ne promettre qu’il n’y aura pas de baisse quand celle-ci intervient systématiquement.
    Un art, où pris au mot, les politiciens de l’UMPS comme Monsieur Moscovici excellent…
  • ensuite, quand ces ministres UMPS réduisent à peu de chagrin la rentabilité du livret A, ils s’attaquent au plus grand nombre et à ceux dont les besoins sont le plus importants: les petits épargnants ( le livret A a vocation, depuis sa création au XIXème siècle, à offrir aux populations dites « laborieuses » un dépôt garanti, règlementé et défiscalisé.
    Ce qui n’est pas étonnant d’une droite décomplexée, a le mérite de démontrer que ceux qui se prétendent du socialisme en ont une tout autre définition qu’un Jaurès qu’ils viennent pourtant de commémorer à grands renforts médiatiques…
    Un autre art de nos politiciens sans aucun doute : être ou paraître et, faire semblant à coup sûr…
  • enfin en baissant le taux du Livret A, les sous-fifres de Sarkozy et d’Hollande engagent inévitablement, un processus de « désamour » du placement. En clair le risque est de voir les utilisateurs les plus aisés se détourner de ce placement pour déposer leurs économies sur des supports plus rémunérateurs.
    Le Hic, c’est que le livret A a aussi une vocation collective: Les fonds centralisés à la caisse des dépôts et consignations permettent essentiellement à l’état de financer le logement social.
    Moins de déposants, c’est donc moins d’argent pour le logement social, là encore les plus faibles trinquent ! A la santé des progressistes du PS !
    Au passage les classe moyennes ne s’en sentiront pas mieux, pour compenser en partie le manque à gagner, gageons que les administrateurs politiciens de l’état iront ponctionner ailleurs. Une vieille habitude que permettent tranquillement l’impôt et l’augmentation de la dette de l’état. Au point où nous en sommes… A la santé de l’habitué du Fouquets!

 

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C’est l’histoire d’un désamour. Selon les données publiées jeudi 21 août par la Caisse des dépôts (CDC), les retraits sur le Livret A ont été supérieurs aux dépôts de 1,08 milliard d’euros en juillet.

Depuis trois mois, la collecte du produit d’épargne préféré des ménages ne cesse de reculer. En juin, les Français avaient déjà retiré 130 millions d’euros et en mai, 90 millions. Autrement dit : le mouvement s’accélère. Si la collecte nette reste positive sur les sept premiers mois de l’année, à 1,2 milliard d’euros, on est loin du montant enregistré un an plus tôt, de 15,5 milliards d’euros.

Les raisons de cette désaffection ? Le Livret A ne rapporte plus assez, jugent les épargnants. Le 10 juillet, le gouvernement a annoncé la baisse du taux de rémunération – de 1,25 % à 1 % – à compter du 1er août. Un plus bas historique, déterminé par une formule permettant de prendre en compte le faible niveau de l’inflation, tombée à 0,5 % en France en juillet, selon l’Insee.

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