Démantèlement des barrages de Vezins et de La Roche-qui-Boit: comment des élus du Sud-Manche ont trompé et continuent à emberlificoter leurs administrés.

Ils soutiennent les opposants au démantèlement des barrages en manifestant à leurs côtés et en criant haut et fort que cette décision de l’Etat d’araser les barrages est inacceptable et en même temps ils font partie du comité de pilotage chargé d’avaliser les principales étapes du processus de réaménagement de la vallée de la Sélune! Ils alimentent l’opposition sur le terrain et élaborent simultanément des projets de reconversion de cette vallée! Quels opportunistes ces élus! 

De plus, en habiles politiciens, depuis 2009, ils font croire  aux habitants du Sud-Manche que cette décision de démantèlement des barrages émane de l’Etat. Mais ils connaissent pour la plupart depuis très longtemps cette décision d’araser les barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit et n’ont rien fait avant  l’appel de l’Association des Amis du Barrage pour s’y opposer, quand il semblait nécessaire de redorer leur blason localement.

Mais cette décision est locale. Elle a été votée par une instance locale dont faisaient partie ces mêmes élus, qui, comme  le député Guénhaël Huet, affirment  aujourd’hui être victimes d’une décision de l’Etat (gouvernement de sa famille UMP).

Lorsqu’en novembre 2009, la secrétaire d’Etat à l »écologie, Chantal Jouanno, annonce l’arasement des barrages, Monsieur Huet « joue les pucelles effarouchées ». mais il ne pouvait pas ne pas savoir. Le 14 novembre  2005, la CLE (Commission Locale de l’Eau) dont il fait partie en tant que conseiller général du canton d’Avranches, et présent ce jour-là, vote à la majorité de ses membres, » la suppression des barrages en 2013 et la mise en place d’actions pour améliorer la qualité de l’eau et atteindre bon état à l’horizon 2021″. Etaient présents également Henri-Jacques Dewitte, Louis Desloges, Conseillers Généraux aujourd’hui ardents défenseurs des barrages. Ce sont donc bien des élus locaux qui ont décidé la destruction des barrages! En 2009, Madame Jouanno n’a fait qu’approuver une décision locale.

De plus, le député Guénhaël Huet a voté en octobre 2008 et en juin 2009 le projet de loi relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l’Environnement (loi sur laquelle repose la décision de Chantal Jouanno), bien préparée par Jean-François Legrand, alors sénateur UMP de la Manche, président de la Commission du Grenelle de l’Environnement sur la biodiversité et les ressources naturelles et qui conclut « qu’il faut faire un exemple par l’effacement des obstacles les plus problématiques pour le saumon. » Le président du Conseil Général de la Manche a donc fait inscrire la destruction des barrages de Vezins et de La Roche-qui-Boit dans le Grenelle de l’Environnement!

A Paris, le député Guénhaël Huet vote le Grenelle de l’Environnement, apportant le coup de grâce aux barrages, et en local, il critique la « décision de l’Etat », prise dans la continuité du Grenelle et ne faisant que confirmer une décision locale! Double langage opportuniste comme dans l’affaire du tribunal d’Avranches: à Paris, il vote la nouvelle carte judiciaire induisant la fermeture du Tribunal de Grande Instance d’Avranches, ce pour quoi il est d’ailleurs félicité par Rachida Dati, ministre de la Justice, et en local il crie au scandale et s’affiche aux côtés des opposants à cette fermeture.

Le Front National du Sud-Manche dénonce la supercherie des élus qui, à des fins électoralistes, d’un côté donnent de faux espoirs aux défenseurs des barrages alors qu’ils préparent de l’autre côté « l’après-barrages ».

barragesLe Front National du Sud-Manche félicite les Amis du Barrage pour leur courage et leur détermination et leur apporte tout son soutien dans leur lutte acharnée pour sauver les barrages.

Oui, cette décision votée par la Commission Locale de l’Eau en 2005 est un non sens. Ces barrages sont en bon état, capables de fournir de façon naturelle et propre une quantité non négligeable d’énergie électrique dont nous avons besoin. Oeuvres modèles et novatrices de l’ingénieur Albert Caquot, les barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit font partie de notre patrimoine que nous devons à tout prix sauvegarder. Ils apportent en outre un plus touristique pour la Baie du Mont Saint-Michel, notamment avec la base de loisirs de la Mazure pour laquelle a été réalisé à l’époque de son aménagement un investissement important payé par les contribuables. Ces mêmes contribuables devraient-ils aujourd’hui financer la destruction de ce qu’ils ont permis de construire hier? Devraient-ils aujourd’hui financer les dépenses pharaoniques engendrées par un « projet exemplaire », mais non maîtrisé puisque jamais réalisé auparavant? Bien sûr que non.

Malheureusement, nous avons bien peur qu’il ne soit trop tard pour arrêter le processus de destruction des barrages, entériné par le précédent gouvernement. Hier, Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, en visite au Mont Saint-Michel, a été reçue à La Mazure par une délégation d’élus, le député Guénhaël Huet en tête. Nouvel espoir pour les Amis du Barrage, encouragé par le député! Nouvelle mascarade de la part du député?

A suivre!!

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