Le chômage de masse coûte 100 milliards d’euros par an à l’État : plus que le déficit public !

Alors que les chiffres du chômage en France (pour le mois d’Octobre) tombent à l’instant, il nous paraît important de diffuser la tribune de Marine Le Pen, présidente du Front National, sur les vrais coûts du chômage en France.

chomage_France_OCT14Mais avant cela, nous souhaitons rappeler le contexte, les chiffres du jours indique que le nombre de demandeurs d’emploi en France continue sa dramatique progression en Octobre 2014 : +0,8% soit près de 29 000 nouveaux chômeurs dans la catégorie A seulement !

Le nombre de demandeurs d’emplois en France, inscrits à Pôle Emploi de catégorie B et C (activité réduite) est à 1,69 million de personnes. Au total, le nombre total de demandeurs d’emplois inscrits à Pôle Emploi (catégories A,B,C) est de 5,15 millions en France métropolitaine à la fin du mois d’octobre.

 

Sur une année, le nombre de personnes au chômage a augmenté de 5,5%.

Face à l’emballement des machines à détruire de l’emploi que sont devenues la France en particulier et plus largement l’Union Européenne, Eric Verhaeghe ex-Président de l’Apec (Association pour l’emploi des cadres) entre 2004 et 2009 déclarait dans le Figaro :

« François Hollande, le prêtre suprême de l’Etat, devenu l’intercesseur absolu entre le dieu de l’équilibre économique et les pauvres pécheurs que nous sommes, n’a rien dit d’autre lorsqu’il a parié qu’une boîte à outils bricolée en urgence permettrait sans doute de diminuer le chômage. Pour le Président actuel, comme pour tous ses prédécesseurs, le chômage est une incarnation du Mal de nature transcendante: elle échappe au contrôle des hommes. Nous sommes donc réduits à ce geste religieux qu’est la prière mensuelle pour l’exorciser, avec des prières et des lectures saintes contenues dans le Journal Officiel. »
« Comme chaque mois, donc, le cardinal en charge de la lutte contre le chômage, en l’espèce François Rebsamen, devra donner sa vision théologique du sujet. Tantôt il soutiendra que le chômage existe parce que quelques-uns sont de grands pécheurs (c’est la fameuse lutte contre la fraude), tantôt il mettra l’accent sur le manque de foi de la société elle-même. C’est l’histoire de la rigidité du marché du travail, qui est régulièrement ressortie pour occuper les foules, et qui fait même l’objet de rapports officiels de la part de nos partenaires. »
« La grande révolution laïque qui nous reste à faire (autant à droite qu’à gauche ou à l’extrême gauche) est bien de tomber les masques sur ce sujet: faire des incantations pour que la prospérité revienne n’apportera guère de solution…. ce franchissement de cap suppose que les clercs et les aristocrates qui bloquent la société française cèdent la place à une autre génération, à un autre ordre, capable de donner corps à la société de demain »

Cette révolution, même si Eric Verhaeghe ne la nome pas, est possible. Elle est clairement incarnée par la politique que le Front National mettra en oeuvre. C’est d’ailleurs la seule force politique capable de l’engager et c’est ce qui explique la haine que lui voue les caciques du système en déclin (de l’extrême-gauche à l’UMP). Cette nouvelle génération, seul le Front National l’incarne avec des personnalités vierges de promesses non-tenues; ce nouvel ordre, seul le Front National peut l’imposer car il est le seul parti capable d’engager les ruptures salutaires et nécessaires pour se libérer des contraintes de la mondialisation et de la religion masochiste européiste; la société de demain passe par un choix politique, de tout à chacun: accepter le déclin et s’y soumettre ou retrouver foi en l’avenir, un avenir collectif, solidaire et exigeant : Un avenir qui se nome Nation!

MarineLePenLe chômage de masse coûte
100 milliards d’euros
par an à l’État :
plus que le déficit public!

par Marine Le Pen, Présidente du Front National

 

Une politique de l’emploi radicalement différente est une obligation économique et financière mais également morale.

Année après année, mois après mois, le chômage s’accroît inexorablement. Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A, B, C, D, E a augmenté de près de 800.000 sous le gouvernement Hollande après avoir crû de 1.400.000 sous le gouvernement Sarkozy.

Le chômage de masse génère une immense détresse dans la société française : désocialisation, précarisation, pauvreté. En plus d’être une catastrophe sociale, le chômage a un coût très élevé quand on rassemble toutes les mesures d’aide au chômage et à la pauvreté qui en découlent : 37,2 milliards d’euros pour l’assurance chômage, 10,5 milliards d’euros pour le RSA, une partie des aides au logement qu’on peut estimer à 6 milliards d’euros sur un total d’aides au logement de 16,48 milliards d’euros. On arrive à un coût direct minimal de 53,7 milliards d’euros chaque année.

Mais il y a aussi un coût indirect.

On peut estimer le nombre de chômeurs ou quasi-chômeurs à 8 millions de personnes au minimum : on compte ainsi plus de 6 millions de personnes inscrites à Pole emploi en catégorie A-B-C-D-E, 1,7 million de personnes inscrites au RSA socle, plus de 450.000 auto-entrepreneurs qui n’ont quasiment pas de revenus, plus de 600.000 stages abusifs, 1,5 million de personnes travaillant à temps partiel alors qu’elles souhaiteraient travailler à temps plein selon l’INSEE, etc. On est donc très loin du chiffre de 3,4 millions de chômeurs généralement cité par les ministres du gouvernement ; citer un chiffre aussi décalé de la réalité vécue par les Français relève soit d’une volonté de minimiser le problème, soit d’un terrible aveuglement. Nous avons 8 millions de chômeurs ou de quasi-chômeurs pour un nombre de personnes en emploi de 26,3 millions, soit un taux de chômage et de quasi-chômage atteignant le niveau catastrophique de 23,3 %. On comprend la peur qu’ont de très nombreux salariés de perdre leur emploi.

Si ces 8 millions de personnes travaillaient et donc cotisaient, 48 milliards d’euros de cotisations sociales entreraient au minimum dans les caisses de la Sécurité sociale !

Le chômage coûte donc, dans ce calcul conservateur, plus de 100 milliards d’euros chaque année si on compare notre situation de chômage de masse à une situation de quasi-plein emploi que nous avons déjà connue par le passé sur de longues périodes. Ces 100 milliards représentent 1,2 fois le déficit public ! Résoudre le problème du chômage permettrait donc de résoudre le problème du déficit public.

Pour sortir du problème des dépenses de prestations sociales et des charges élevées, de la dette, il faut donc recréer de la croissance et de l’emploi en sortant de l’euro et de l’austérité, retrouver la main sur notre monnaie pour pouvoir relancer l’industrie, adopter un protectionnisme intelligent. Inverser le cours des choses permettra des économies et des recettes considérables dont ces 100 milliards d’euros ne sont qu’une partie.

Le coût humain du chômage.

Le chômage de masse en France crée d’énormes souffrances sociales. Trouver une solution à ce problème qui dure depuis plus de 30 ans est une obligation morale pour tout politique qui se respecte. Chacun doit pouvoir par son travail trouver sa place, apporter sa pierre à la collectivité et en retirer un salaire décent, lui permettant de vivre et de faire vivre sa famille dans la dignité. A contrario, les chômeurs sont précarisés, se sentent déclassés et souffrent d’être un poids économique pour leur famille. Ceux qui ont un travail sont souvent stressés par la peur de le perdre. La jeunesse est aussi très durement frappée. On remarquera, par exemple, qu’un jeune sur deux sorti du système scolaire avec un diplôme en 2011, 2012 et 2013 est au chômage selon le baromètre IFOP pour Deloitte ! Et ces jeunes, nos forces vives, celles qui sont censées travailler et payer ainsi les retraites des générations précédentes, espèrent maintenant émigrer pour trouver un emploi. Cette population de jeunes est en souffrance, son avenir obéré par les très grandes difficultés à trouver un travail. L’article du Figaro du 26 février 2014 commentant le sondage PollingVox « Génération quoi ? » reflète bien cette problématique : « C’est une génération sacrifiée, méprisée, déclassée, à qui la société et le monde du travail ne donnent pas sa chance, et qui, face à tant de frustration, pourrait bien exploser. »

Ces situations tragiques pourraient être évitées, mais encore faut-il le vouloir et s’en donner les moyens. Retrouver un fort taux d’emploi est donc autant un impératif moral qu’une chance de redressement économique pour la France. C’est tout le sens du programme économique du Front national de recréer ces emplois perdus, de restaurer ainsi l’équilibre des comptes publics et de redonner un destin à la France et aux Français. Pour ce grand projet, les demi-mesures prises depuis 30 ans, et au final inefficaces, ne sont plus possibles : il est nécessaire d’avoir une monnaie au service de notre économie ni trop forte, ni trop faible, une réforme de la finance afin que celle-ci finance l’économie réelle et non l’économie de casino des marchés financiers, un protectionnisme intelligent, le patriotisme économique et, bien entendu, la fin de cette destructrice eurostérité.

Sources :
. Dépenses d’allocations chômage de 37.2 milliards d’euros Rapport UNEDIC janvier 2014 [PDF]
. Coût du RSA 10,5 milliards d’euros [PDF] et ici.
. Aide au logement : 6 milliards estimés sur 16.28 milliards d’euros : document cour des comptes [PDF]
. Cotisations sociales salariales et patronales pour un salarié au SMIC pendant une année : 6.000 euros environ.
Cotisations sociales salariales et patronales pour 8.000.000 de personnes en emploi : au minimum 8.000.000 X 6.000 = 48 milliards d’euros.

Marine Le Pen
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