Révolte agricole normande : UMP,UDI et PS tous coupables !

La crise agricole ne date pas d’aujourd’hui, elle est le résultat d’un long et lent processus de désengagement de l’état en matière de stratégie pour le développement du monde rural. Une absence de politique à long terme qui, outre le fait de s’être soumis aux dictats de l’union européenne, n’a pas permis à nos agriculteurs de développer leurs exploitations et de garder leurs parts de marché autant en France qu’à l’exportation. L’évolution de notre société en une société de consommation où le low-price/low-cost s’est généralisé a largement contribué à la faillite des producteurs français, pour la plus part contraints par une grande distribution et des centrales d’achat leur imposant la vente à perte, alors que les profits de ces groupes privés ne cessent de grossir. Là encore, l’état UMPS a brillé par son absence et l’abandon de son rôle de régulateur pour l’intérêt général. Bien d’autres causes plus conjoncturelles peuvent aussi expliquer la situation dramatique dans laquelle se trouve l’agriculture française; mais en la matière, la palme est détenue par F. Hollande qui, en se mettant la Russie à dos pour des considérations très discutables, a poignardé dans le dos les producteurs français, leur soustrayant l’un des principaux marchés à l’export.

Alors que les agriculteurs, producteurs de lait notamment, manifestaient hier à Paris, Jean-Jacques Noël, le Secrétaire Départemental du Front National dans la Manche s’exprime dans la presse :

La révolte agricole qui gronde en ce moment est un cri de désespoir. Dans la Manche comme ailleurs, les agriculteurs n’en finissent plus de s’enfoncer. L’ouverture anarchique des frontières a livré nos filières à la concurrence déloyale de pays qui n’ont pas les mêmes exigences sanitaires, sociales et fiscales que nous.

Bœuf, porc et lait sont vendus à perte dans nos campagnes. 25 000 exploitations sont au bord de la faillite, 40 000 emplois sont menacés. Le Ministre de l’agriculture lui-même s’est alerté de la gravité de la situation. Il partage la responsabilité de cette situation avec ses prédécesseurs européistes de l’UMP et de l’UDI qui ont abandonné notre politique agricole à Bruxelles. La signature du traité transatlantique en cours de négociation ne fera qu’aggraver la situation. L’inter-profession bovine a chiffré elle-même à 40% la baisse de revenu que cet accord induira.

Les mesurettes annoncées par le ministre de l’agriculture n’auront pas plus d’effets qu’un pansement sur une jambe de bois.

Le Front National dénonce de longue date les causes profondes de cette crise que sont la toute-puissance de la grande distribution, les faiblesses de la PAC ainsi que l’embargo russe. Face au fanatisme ultra-libéral de Bruxelles et de ses vassaux de l’RPS, le Front National entend re-nationaliser la politique agricole, mais également mieux encadrer les pratiques commerciales et lutter contre la concurrence déloyale de certains pays membres, quitte à bloquer ou limiter les importations à bas coûts. Il demande également la suspension immédiate des négociations de l’accord de libre-échange transatlantique (TTIP ou Tafta), dont la mise en place condamnerait à mort l’ensemble de nos filières d’élevage et les 900 000 emplois qui en dépendent dans nos départements ruraux.
Enfin, une loi « Achetons français » pour l’Etat et les collectivités territoriales permettra de relancer le marché intérieur sans lequel il ne peut exister une vraie politique d’exportation.

JeanJacques_NOEL_FNJean-Jacques Noël,
Secrétaire Départemental
du Front National de la Manche

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